ACCUEIL

ACTE 3

THÉÂTROGRAPHIE

ÉQUIPE

AUTEURS

LIEUX

ACTUALITÉS

BIBLIOGRAPHIE

ARCHIVES

LIENS

CONTACT

 

 

 

 

Il Lavoro
Le Travail d'Orphée à Venise
De Jean-Maurice Gélinas et Guy Lapierre

 

suivant
précédent
Théâtrographie

 

 


 

Avec: André Bradette, Nicole Goyette, Ronald Houle, Marie-Josée Plouffe, Kateri-Hélène Racine, Hélène Reeves, Roger Vallée / Mise en scène: Jean-Maurice Gélinas  Assisté de Guy Lapierre / Scénographie: Serge Beaudoin / Lumière: Manon Choinière Costumes: Marie-Agnès Reeves / Environnement sonore: Martin Peach / Coiffure et maquillage: Berthe Fortin /  Affiche: Guy Lapierre / Photo: Bernard Dubois, Martin Duplessis, Georges Smid  / Du 16 mai au 20 juin 1987 / Bain Laviolette, Montréal. En collaboration avec Le Ministère des affaires culturelles du Québec La Ville de Laval La Ville de Montréal Price Waterhouse Hydro-Québec Locam


 

L'invention scénique du Travail d'Orphée à Venise a pour égérie les compositions des oeuvres picturales de Pieter Bruegel et de Jérôme Bosch. Terré à la gorge de cet univers perfide, il était seyant que la forme louvoie lieux de hasard, de l'absurdité, du dérisoire, du burlesque. Le travail d'Orphée à Venise est une anti-pièce par-devers les suffrages de l'incommunicabilité.

Cet Orphée dont un jeu de miroir remplace le visage et qui s'exprime avec une petite voix de tête est un poète, un charmeur qui travaille à l'usine. Tous voudraient communiquer avec lui mais ont du mal à établir un véritable contact. Et chacun s'y  prend d'une façon différente. En somme, on voit ce qui se passe en lui, ses hallucinations, ses errances. Orphée est un monstre d'absence. Il a une Venise en tête et une Eurydice lui est promise. On tente d'occuper cet esprit libre par le travail manuel automatisé. Mais, il rêve et la productivité est en baisse. Or, ce jour là, sur le chemin qui le mène à l'usine, Orphée s'attarde quelque peu, touché par la fragilité extrême d'une minuscule poussière. Il l'inspecte, l'empoche puis, n'y pense plus. Au cours de la journée, cette mousse de rue suscite en lui de profondes réflexions. Les employés de l'usine sortent, peu à peu, de leurs habitudes routinières et laissent leur travail afin de communiquer pour la première fois entre eux et surtout avec leur curieux compagnon, Orphée Paradis.

La pièce est bâtie sur l'atmosphère, le climat, le mystère. Un son d'usine est omniprésent dans l'enceinte du bain public. D’étranges machines aux mouvements lumineux ou circulaires fonctionnent sans arrêt. À l'une des extrémités du bassin, sont dressées de hautes cheminées qui crachent une épaisse fumée.

Il Lavoro / Le Travail d'Orphée à Venise est, au fond, inénarrable. Ce spectacle  ne prend son sens que dans le moment où il s'articule sur la vie matérielle de ses usagers.

 

            

 

« Acte 3 c’est du théâtre d’imagination, du théâtre de trouvailles et aussi du théâtre de défricheurs.(...) Acte 3 a choisi de faire revivre un nouvel Orphée, Orphée Paradis celui-là, employé d’usine, rêveur libre, poète évidemment qui échappe à la réalité (...) Il s’agit d’une pièce très travaillée, bien préparée (...) J’ai rarement vu un jeu aussi intérieur, comme si les spectateurs dérangeaient les comédiens. On a voulu nous présenter une pièce sur l’ambiguïté des rapports humains, sur les difficultés de communication et on a malheureusement trop réussi. »

Jean Beaunoyer, La Presse.
 

« Il Lavoro par Acte 3, c’est tout à fait moderne, contemporain, nouveau ! Le Bain Laviolette est un lieu très spécial et très bien exploité par Acte 3. Il Lavoro c’est le rêve d’Orphée. Orphée est à l’usine et son rêve ralentit la production. Il y a tout un conflit qui en découle. Mais ce n’est pas une pièce linéaire ; vous recevez ou non des impressions. C’est un spectacle fort intéressant pour un public qui a envie d’être étonné ! Il y a vraiment un travil de recherche et c’est fait avec beaucoup de rigueur et de passion. Je pense que pesronne ne sort de là, indifférent. On aime ou on aime pas  mais ça ne laisse pas froid. Alors public, si vous voulez être étonné, allez faire un tour au Bain Laviolette ! »

 Daniel Guérard, TVA.